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Formation continue

Divers, anatomie : L’IRM spectroscopique réalisée à la phase aigue chez les patients traumatisés crâniens graves détecte des lésions invisibles du tronc et améliore la prédiction des états végétatifs

Congrès 2005 de la SNCLF

DIVERS, ANATOMIE


L’IRM SPECTROSCOPIQUE REALISEE A LA PHASE AIGUE CHEZ LES PATIENTS TRAUMATISES CRANIENS GRAVES DETECTE DES LESIONS INVISIBLES DU TRONC ET AMELIORE LA PREDICTION DES ETATS VEGETATIFS.

Carpentier A., Galanaud D., Puybasset L., Muller J.C., Lescot T., Boch A.L., Cornu P., Coriat P., Dormont D., van Effenterre R. Hôpital de la Salpetrière, Paris, France.

Diaporama

Introduction. L’évaluation précise des dommages cérébraux dans les premiers jours d’un traumatisme crânien grave reste incertaine malgré l’ensemble des explorations cérébrales disponibles. En effet, dans 10% des traumatismes crâniens graves, un coma prolongé est inexpliqué par une IRM morphologique normale. Nous avons étudié de façon prospective, l’intérêt d’ajouter aux séquences conventionnelles une acquisition spectroscopique pour évaluer le degré de souffrance fonctionnelle de la protubérance.

Matériel-Méthode. Quarante patients consécutifs présentant un traumatisme crânien grave ont été inclus. Une IRM morphologique T2* et Flair du cerveau entier et une IRM spectroscopique mono-voxel de la protubérance ont été réalisées à 17.5±6.4 jours après le traumatisme crânien. Le score de handicap «  Disability Rating Scale » et le score de « Glasgow Outcome Scale » ont été évalués à 18 mois après le traumatisme crânien.

Résultats ou Cas rapporté. -1/- L’IRM spectroscopique à la période initiale apparaît être un outil fiable dans l’exploration du métabolisme de la protubérance. Trois spectres différents ont été observés (normal, réaction cholinergique, lésion neuronale) appréciant le degré d’atteinte fonctionnelle ; -2/- Les anomalies spectroscopiques ne furent pas corrélées aux anomalies morphologiques, suggérant une bonne complémentarité des deux techniques d’IRM ; -3/- Chez deux patients végétatifs présentant une IRM morphologique normale des hémisphères et du tronc, l’IRM spectroscopique a objectivé une atteinte métabolique majeure de la protubérance (NAA/Cr<1.50) définissant ainsi le concept de “lésion invisible du tronc” ; -4/- L’analyse multivariée en composante principale des données morphologiques et spectroscopiques en imagerie permet de scinder clairement les patients en trois groupes qui correspondent parfaitement en clinique aux groupes GOS 1-2, GOS 3, et GOS 4-5.

Conclusion. Cette étude montre que l’ajout d’une IRM métabolique à l’exploration IRM morphologique traditionnelle semble être en mesure d’apporter une précision sur l’état neurologique futur du patient, et notamment la survenue d’état végétatif et pauci-relationnel à 18 mois.

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