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Formation continue

Fonctionnel : Exérèse des lésions focales de la région centrale responsables d’une épilepsie chronique pharmaco résistante. Explorations préchirurgicales, technique et résultats

Congrès 2005 de la SNCLF

FONCTIONNEL


EXERESE DES LESIONS FOCALES DE LA REGION CENTRALE RESPONSABLES D’UNE EPILEPSIE CHRONIQUE PHARMACORESISTANTE. EXPLORATIONS PRECHIRURGICALES, TECHNIQUE ET RESULTATS.

Devaux B., Chassoux F., Beuvon F., Rodrigo S., Turak B., Landré E.
Hôpital Sainte-Anne, Paris, France.

Diaporama

Introduction. L’exérèse d’une lésion tumorale ou malformative dans la région centrale, responsable d’une épilepsie chronique, expose au risque de déficit moteur ou sensitif postopératoire ou à celui d’une exérèse lésionnelle incomplète. L’imagerie ne permet pas toujours d’identifier ou d’évaluer les limites de ces lésions. Les résultats après chirurgie dans cette région sont rapportés comme inférieurs à ceux d’une chirurgie en région moins fonctionnelle.

d’un Matériel-Méthode. Entre 1992 et 2005, 22 patients âgés de 7 à 46 ans présentant une épilepsie partielle de la région centrale associée à une lésion focale ont été opérés. La lésion était localisée au cortex précentral (7 cas), post-central (4 cas), sillon central (7 cas),la région operculaire (4 cas). Le bilan préopératoire comportait une vidéo-EEG, une IRM fonctionnelle, un PET-scan au 18FDG. Dans 9 cas, la lésion n’était pas visible en IRM. Le PET-scan a révélé une zone d’hypométabolisme (correspondant à la lésion lorsqu’elle était visible en IRM) dans tous les cas. Dans 19 cas, une exploration SEEG a confirmé la nature épileptogène de la lésion et permis de définir les limites de l’exérèse. La neuronavigation et la stimulation corticale font partie du protocole opératoire actuel.

Résultats ou Cas rapporté. Seize patients étaient porteurs d’une dysplasie corticale focale (DCF) de Taylor, cinq d’une tumeur dysembryoplasique neuroépithéliale (DNT) et un d’un tuber dans le cadre d’une maladie de Bourneville. En postopératoire, un déficit moteur ou sensitif transitoire a été observé chez 13 patients, dont 2 gardent un déficit persistant. Seize patients ont un recul supérieur à un an : 14 sont sans crise (Classe I de Engel), mais chez 4 d’entre eux la réapparition des crises a conduit à une réintervention. Chez les deux patients qui présentent toujours des crises, l’exérèse lésionnelle (DNT de forme mal limitée) a été considérée comme incomplète.

Conclusion. La résection complète e lésion épileptogène en région centrale est souvent possible et suivie d’excellents résultats sur les crises, avec une faible morbidité permanente. L’imagerie fonctionnelle aide à l’identification des lésions inapparentes en IRM.

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