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Formation continue

Communications affichées : Régression spontanée d’un kyste arachnoïdien temporosylvien

Congrès 2005 de la SNCLF

COMMUNICATIONS AFFICHEES


REGRESSION SPONTANEE D’UN KYSTE ARACHNOIDIEN TEMPOROSYLVIEN

Seizeur R., Coutans M., Forlodou P., Dam Hieu P.
CHU Cavale Blanche, Brest, France.

Introduction. La régression ou la disparition spontanée d’un kyste arachnoïdien survient rarement. A partir d’une observation personnelle, les mécanismes de cette régression sont discutés.

Matériel-Méthode. Observation. Homme de 23 ans opéré en 2002 d’un hématome extradural frontal droit (Glasgow initial à 4). Le scanner initial mettait également en évidence un volumineux kyste arachnoïdien temporo-sylvien gauche. Evolution neurologique complètement favorable après évacuation de l’hématome extradural. En Octobre 2003, le patient était de nouveau hospitalisé dans notre département pour un traumatisme rachidien (fracture T4 et T5). Le scanner encéphalique effectué lors de cette hospitalisation montrait une disparition quasi-complète du kyste arachnoïdien. Un an plus tard, l’aspect tomodensitométrique était identique.

Résultats ou Cas rapporté. Discussion. Si la découverte fortuite d’un kyste arachnoïdien intracrânien est fréquente, la régression spontanée d’un kyste arachnoïdien est très rarement observée (14 cas rapportés) et survient surtout chez l’enfant (12 cas). Le siège du kyste était temporo-sylvien dans la très grande majorité des cas (11 cas). Les autres localisations : frontal droit, troisième ventricule, pré pontique. Cette évolution favorable pourrait être expliquée par la rupture passée inaperçue du kyste dans l’espace sous dural lors d’un traumatisme. Un kyste arachnoïdien avait régressé 2 semaines après une méningite bactérienne. Quatre observations concernaient des patients épileptiques (rôle de traumatismes crâniens « oubliés » ?). Dans la moitié des cas, aucun facteur favorisant n’avait été retrouvé. Dans notre observation, le patient avait eu un traumatisme crânio-encéphalique sévère, mais le scanner initial ne montrait pas d’hématome sous dural en regard du kyste, pouvant faire suspecter une rupture de celui-ci. La fréquence des régressions spontanées est probablement sous-estimée du fait de l’absence de surveillance systématique lorsque le kyste est asymptomatique.

Conclusion. La possibilité d’observer une résolution spontanée d’un kyste arachnoïdien est un argument supplémentaire pour adopter une attitude attentiste (surveillance) lorsque ce kyste est asymptomatique.

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