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00:00 C'est un aspect très pratique, c'est vrai, pas vraiment abordé.
00:02 Aujourd'hui, on a abordé plein de nouveaux sujets et c'est tant mieux.
00:05 C'est qu'on a beaucoup d'implants maintenant et comme le reste, évidemment, ils peuvent aussi s'impacter.
00:10 Donc la réponse à la question était 6%.
00:13 6% en moyenne de risques infectieux.
00:17 On a un petit peu tendance à dire que ce n'est pas grand-chose, mais ça fait quand même pas mal.
00:22 Ce n'est pas négligeable.
00:24 Sur des séries, vous voyez, les premières en 2009, les dernières en 2019,
00:28 entourcent des chiffres qui sont significatifs en termes de nombre.
00:32 Ce n'est pas anecdotique du tout.
00:33 Je rappelle à ceux qui n'ont peut-être moins l'habitude
00:36 qu'est-ce que c'est qu'un dispositif médical implantable en cas particulier.
00:40 C'est d'abord des électrodes.
00:41 Alors ces électrodes, vous les voyez ici.
00:44 Il peut y en avoir deux qui sortent du même...
00:46 Non, vous ne les voyez plus.
00:47 Moi, je les vois ici, voilà.
00:48 Si, c'est bon.
00:49 Elles peuvent sortir du même côté ou de l'autre côté.
00:51 Donc ça, c'est vraiment l'électrode.
00:53 En fait, il y a 4 électrodes, voire 8 électrodes dedans.
00:55 Et il y a un petit point d'étanchéification qui fait que, normalement,
00:58 on est vraiment protégé de l'extérieur.
01:00 Ça, c'est la première partie du dispositif.
01:02 Si la suite veut bien s'afficher, ce sera top.
01:08 Non, j'ai un petit blocage.
01:10 Pas personnel, mais...
01:13 La souris, ça se cache.
01:14 C'est la souris qui se cache.
01:16 Je passe en bas, là, ici.
01:19 Oui, la souris ne veut pas trop se...
01:21 Et les flèches, non ?
01:22 Sinon, tu es ça.
01:23 Non, tu vas voir.
01:25 Allez, on va se...
01:27 On a perdu la souris.
01:29 Ah oui, tu es complètement bloqué.
01:39 Je suis un peu bloqué.
01:41 Donc, il y a des électrodes dans le cerveau.
01:43 Jusque là, ce n'est pas un scoop.
01:45 que je vous annonce.
01:46 Il y a du monde sur la ligne.
02:04 Bon, ça devait arriver.
02:05 Vous voyez que ça tombe sur moi.
02:07 C'est normal, ce n'est pas grave.
02:09 Si c'est que ça...
02:12 On fera une petite pause.
02:15 On va essayer.
02:34 Voilà, ça marche.
02:35 Parfait.
02:35 Donc, nos électrodes sont reliées
02:37 à des extensions, des câbles
02:39 qui amènent jusque ce qui est appelé
02:41 l'IPG, l'Implantable Pulse Generator.
02:44 Donc, ça veut dire, en gros,
02:44 c'est la machine qui envoie
02:45 les courants électriques
02:46 dans lesquels se trouve la batterie.
02:48 Tous les petits points rouges
02:49 vous montrent les endroits
02:50 où, finalement, il peut y avoir des germes.
02:51 Si la batterie est sur l'abdomen,
02:52 c'est l'abdomen.
02:53 Si elle est sous la région sous-claviculaire,
02:55 la région sous-claviculaire.
02:56 Les câbles qui passent derrière le cou
02:58 à droite ou à gauche.
02:58 Les câbles qui peuvent être
03:00 sur le sommet du crâne
03:01 et les électrodes en intracrânien.
03:03 Et il y a un petit symbole.
03:04 Je ne sais pas s'il apparaît nettement là.
03:05 Voilà, ce sont censés représenter des vis.
03:08 C'est à ces deux endroits
03:09 où il y a une connexion mécanique
03:11 qu'on peut défaire
03:12 et on peut débrancher la batterie
03:14 ou on peut débrancher
03:15 les extensions des électrodes.
03:16 Ça, c'est notre petit puzzle.
03:20 Alors, comment ça se présente en pratique ?
03:21 Eh bien, vous avez cette batterie
03:23 en sous-claviculaire chez un patient
03:24 et puis vous avez la plaie
03:25 au niveau du crâne
03:27 là où a été mise
03:28 une ou plusieurs électrodes.
03:29 Donc, c'est la première chose importante
03:32 qui recoupe en fait ce qui a été dit
03:33 et j'avoue que je n'ai pas du tout
03:35 contacté mes collègues avant
03:36 sur ce sujet,
03:36 c'est qu'en reprenant la littérature
03:38 parce que franchement,
03:38 chez nous, il n'y a pas beaucoup d'informations
03:40 même s'il y a eu pas mal de travaux,
03:41 c'est vrai que la notion de temps intervient.
03:43 Même conclusion que pour le rachis,
03:45 on va dire qu'il y a des choses
03:46 qui se passent très précocement
03:47 dans le premier mois.
03:48 Moi, je l'ai vécu une fois
03:49 donc je vais vous le rapporter.
03:50 Attention, ces notions de temps
03:52 aux États-Unis,
03:53 c'est les petits flacs
03:53 qui correspondent à les périodes
03:54 d'analyse de retour en hospitalisation.
03:56 Ça coûte beaucoup d'argent
03:57 donc nos collègues anglo-saxons
03:58 sont très sensibles à cela.
03:59 Ils ont aussi raison.
04:00 Et donc, ils analysent
04:02 les périodes périopératoires
04:03 au moins de 90 jours.
04:04 Ce n'est pas que ça correspond
04:05 à quelque chose de périopératoire
04:06 mais au niveau assuranciel,
04:07 c'est important.
04:08 Donc, il se passe,
04:09 il y a beaucoup d'infections
04:10 qui peuvent se produire
04:11 dans cette première période.
04:13 Ensuite, on part de décalé
04:15 quand c'est moins d'un an.
04:16 On en a parlé ce matin
04:17 mais là, du côté des électrodes
04:19 du système de stimulation,
04:20 c'est plutôt moins d'un an.
04:21 Et puis, il y a ce qui est tardif.
04:23 Une étude a bien montré
04:24 le caractère bimodal.
04:26 C'est vrai qu'il y a
04:26 deux grands moments
04:28 à ce qui est moins d'un an
04:29 et plus d'un an.
04:30 Il y a cette chose-là.
04:31 Et puis, il y a aussi
04:32 des choses très précoces
04:33 mais là, elles sont quand même
04:34 un peu moins nombreuses
04:35 mais elles sont un petit peu
04:36 séparées des autres.
04:37 Donc, cette notion
04:38 d'apparition
04:39 d'une symptomatologie infectieuse
04:41 est importante.
04:42 ce n'est pas tout à fait la même histoire
04:43 et vous avez compris pourquoi
04:44 ce matin, on va y revenir.
04:45 Alors, dans les points de départ
04:47 de l'infection,
04:48 en pratico-pratique,
04:49 le plus fréquent
04:50 et de très loin,
04:52 c'est lors de la pose
04:53 ou du remplacement de la batterie.
04:55 Donc, vous avez la petite bactérie
04:56 qui se trouve à cet endroit.
04:57 Vous avez typiquement
04:58 ce qui se passe
04:58 sur la poche d'un patient.
04:59 On le voit bien,
05:01 cette bosse, ce gonflement,
05:02 ça peut être plus ou moins important
05:04 mais c'est quand même assez visible.
05:05 Le petit souci,
05:07 c'est qu'on leur a installé
05:09 une autoroute à ces microbes,
05:10 c'est-à-dire les câbles d'extension
05:12 qui vont remonter jusqu'au crâne.
05:14 Et effectivement,
05:15 les germes suivent cette extension.
05:18 Ça, c'est vraiment le cas de figure
05:21 et de loin le plus fréquent.
05:23 Alors, à quelle occasion ?
05:23 Je vous l'ai dit,
05:24 lors d'une primo-implantation,
05:25 lors d'un remplacement de matériel.
05:28 Il y a aussi des destructions cutanées,
05:29 des extérialisations de l'implant.
05:32 L'implant sort.
05:33 Le design des implants
05:34 n'est pas toujours adapté encore aujourd'hui.
05:36 On l'a vu récemment,
05:37 des formes un peu trop carrées.
05:38 Ça a été mis au point.
05:40 Des extensions dessous.
05:41 C'est agressif.
05:42 Le matériel veut sortir dehors.
05:43 Non pas,
05:44 ce ne sont pas les germes
05:45 qui le poussent dehors,
05:45 mais tout simplement,
05:46 mécaniquement,
05:46 il veut sortir.
05:47 Des abrasions cutanées
05:48 parce que quand vous avez
05:49 une poche comme ça sur la peau
05:50 avec des gens qui font des kilomètres,
05:52 ça, ça irrite, ça irrite.
05:53 Ça existe aussi.
05:54 Et bien entendu,
05:55 les germes venant d'ailleurs
05:56 qui trouvent là un lieu
05:57 de localisation
06:00 particulièrement intéressant pour eux.
06:01 Que faire en pratique
06:03 si c'est décalé ou tardif ?
06:04 Eh bien,
06:04 99% des neurochirurgiens
06:07 dans le monde
06:08 font,
06:08 vous voyez,
06:09 cette lésion cutanée,
06:10 font une explantation,
06:12 on l'a dit ce matin,
06:13 avec parage.
06:14 On enlève tous les tissus
06:15 qui sont en mauvais état.
06:16 Je ne rentrerai pas dans les détails,
06:18 mais sachez qu'on a vu
06:19 les degrés de cicatrisation
06:21 sous-cutanée
06:22 évoluer avec le temps.
06:23 à une époque,
06:23 on a eu des épaisseurs
06:24 de tissus sous-cutanés
06:26 fibreux,
06:26 extrêmement épais.
06:27 Ça tend à diminuer aujourd'hui.
06:29 Je pense qu'il y a aussi
06:30 les gants,
06:30 l'évolution,
06:31 le matériel.
06:31 En tout cas,
06:32 on enlève tout ça.
06:34 La question,
06:35 c'est de savoir
06:36 les câbles d'extension.
06:37 Est-ce qu'on n'enlève
06:38 que cette batterie ?
06:39 En tout cas,
06:39 Clermont-Ferrand,
06:40 on remonte assez haut,
06:42 c'est-à-dire qu'on va
06:43 jusque derrière l'oreille
06:44 pour couper ce câble.
06:45 Vous voyez qu'on n'est pas
06:46 très bon,
06:46 parce que finalement,
06:47 on pourrait remonter
06:48 jusqu'au niveau du scalp,
06:51 en haut,
06:51 là où il y a la connexion
06:52 avec les électrodes.
06:52 On n'ose pas trop.
06:53 On fait dans un premier temps,
06:54 on enlève le matériel,
06:55 on le fait descendre vers le bas
06:56 et souvent,
06:57 on voit d'ailleurs
06:57 des foyers de suppuration
06:59 le long de ce câble.
06:59 Évidemment,
07:00 ça dépend de la vitesse
07:01 à laquelle le patient
07:02 arrive à l'hôpital.
07:02 Donc du coup,
07:04 on enlève
07:04 et la partie basse
07:06 de l'extension.
07:06 Cas particulier,
07:09 je vais très vite,
07:10 mais très intéressant,
07:11 l'infection précoce
07:12 à une semaine,
07:13 c'est ce qu'on a vu ce matin.
07:14 Effectivement,
07:15 ça m'est arrivé une fois.
07:16 Un patient,
07:17 moins de huit jours après,
07:18 il y a quelque chose
07:20 qui suppure.
07:20 C'est clair, c'est net.
07:21 Là, il n'y avait pas
07:22 beaucoup d'alternatives.
07:23 Eh bien,
07:24 j'ai explanté la batterie,
07:25 lavé la région
07:27 et je laissais
07:28 pour la première fois
07:29 l'extension en place,
07:30 celle qui venait de la tête
07:31 et je l'ai déroutée
07:32 sur la partie latérale,
07:33 sur les muscles,
07:34 dans une zone
07:35 qui me paraissait saine.
07:36 Pas très à l'aise,
07:37 la littérature
07:38 n'est pas très claire là-dessus,
07:38 je n'avais pas
07:39 toutes les informations
07:40 qu'on a eues ce matin
07:40 sur le rachis
07:41 et ça s'est très bien passé.
07:43 Effectivement,
07:44 on a pu garder
07:45 le système d'extension,
07:46 contrairement à aller
07:47 le couper derrière l'oreille.
07:48 Vous voyez un petit peu,
07:49 ça veut dire
07:49 qu'après deuxième chirurgie,
07:50 il faudra remonter
07:51 jusqu'au niveau du crâne,
07:52 tandis que là,
07:53 on simplifie ça simplement,
07:54 il y aura simplement
07:55 à remettre une batterie
07:56 sur la partie inférieure,
07:57 ce qui est déjà
07:57 beaucoup moins
07:58 que d'enlever l'extension
08:00 et couper derrière l'oreille
08:00 et tout réinstaller.
08:01 Donc ça,
08:02 c'est bien passé.
08:03 Et puis,
08:05 des très rares érosions cutanées,
08:07 certaines peuvent être extraordinaires,
08:08 je pense que
08:09 je crois que Denis Fontaine
08:09 vous montre quelques photos,
08:10 c'est sympa.
08:11 Moi,
08:11 j'ai vu des patients aussi
08:12 qui,
08:12 grattage,
08:13 on se gratte sur les électrodes,
08:16 une hygiène assez relative,
08:17 le temps passe,
08:18 ça gratte,
08:18 ça gratte,
08:19 avec un cheveu
08:19 un peu plus dur que les autres
08:20 et puis,
08:21 les gens arrivent
08:22 des mois après
08:23 sur des lésions de grattage.
08:24 Les mauvaises conditions
08:26 d'hygiène aussi
08:27 et puis,
08:27 sur le thorax,
08:28 j'ai vu aussi des érosions
08:29 sur des ceintures de sécurité,
08:31 sur des grands voyages en car,
08:32 par exemple,
08:33 plus de 12 heures,
08:34 14 heures de déplacement
08:35 avec un matériel
08:36 extrêmement proéminent,
08:37 qu'on le veuille ou pas,
08:38 ça a été agressif.
08:39 Alors,
08:40 que maintenant,
08:41 on va voir la littérature.
08:42 Ça,
08:42 c'était pour vous illustrer
08:43 quelques cas bien réels.
08:45 À partir de la littérature,
08:46 qu'est-ce qu'on peut retrouver
08:47 en termes de germes,
08:48 de biofilms,
08:49 on l'a vu ce matin,
08:50 de prévention et de risques
08:51 et comment est-ce qu'on gère
08:52 notre matériel implanté ?
08:54 Alors,
08:55 les germes courants,
08:55 on les a tous vus ce matin.
08:57 Là,
08:57 il y en a vraiment trois.
08:58 Le staphylocoque doré méti-S,
09:00 le fameux propio
09:02 qui est un cutibacterium,
09:03 il est sur la peau,
09:04 cette petite bébête,
09:05 là,
09:05 maintenant,
09:05 on a tous trouvé,
09:06 c'est les mêmes
09:07 pour nos systèmes de dérivation,
09:08 c'est-à-dire les boîtiers.
09:09 Je ne vous ai pas parlé
09:11 d'infection méningée,
09:12 zéro.
09:13 Ça peut peut-être arriver,
09:14 mais ce n'est pas la problématique.
09:15 Et le staphylocoque epidermidis méti-R.
09:17 Donc,
09:18 avec ces trois-là,
09:18 vous avez l'artillerie d'outre.
09:20 Tout le monde à peu près
09:21 la même chose
09:21 dans le monde entier.
09:24 Alors,
09:24 la notion de biofilm,
09:25 je l'ai découvert avec vous ce matin
09:27 et en reprenant le cas particulier,
09:29 effectivement,
09:30 on sait que ce fameux biofilm
09:32 est relativement immature
09:33 à moins de quatre semaines.
09:34 Ça a été abordé par nos collègues
09:35 sur le rachis
09:36 et c'est vrai.
09:36 Et je pense que le patient
09:38 que j'ai opéré,
09:38 parce que je me suis dit
09:40 pourquoi ne pas le faire
09:40 à ce stade-là,
09:41 j'ai eu raison,
09:42 parce que le biofilm
09:43 n'existait pas.
09:44 C'était vraiment,
09:44 pour la première fois,
09:45 une espèce de liquide
09:46 coulé sur la peau.
09:47 il n'y avait pas
09:48 d'organisation
09:49 de tissu cicatriciel dessous.
09:50 J'aurais peut-être même pu
09:52 peut-être changer uniquement
09:53 la batterie tout de suite
09:54 et la remplacer
09:54 à discuter.
09:55 En tout cas,
09:56 il faudra qu'on en parle entre nous.
09:57 Donc,
09:58 on sait qu'il faut 12 semaines
10:00 et même nos collègues
10:01 anglo-sassons,
10:01 vous voyez,
10:02 c'est en jaune en bas,
10:03 il y en a même qui proposait
10:05 de ne pas enlever l'implant,
10:07 de proposer aux patients,
10:08 écoutez,
10:09 on le laisse
10:10 sans proposer de date.
10:12 Est-ce que c'est précoce, tardif ?
10:14 Et puis,
10:14 on verra bien,
10:15 il faudra peut-être faire
10:15 un deuxième temps
10:16 qu'on enlevait le matériel.
10:17 En tout cas,
10:18 c'est sûr qu'avec l'argumentaire
10:19 du biofilm,
10:20 quand c'est très précoce,
10:22 je pense qu'on peut s'interroger
10:23 sur nettoyer ce matériel
10:25 et le réimplanter,
10:25 en tout cas,
10:26 au moins une partie,
10:26 peut-être pas la batterie,
10:28 mais en tout cas,
10:28 le câble d'extension.
10:29 Alors,
10:30 existe-t-il une prévention ?
10:32 On se dit super,
10:32 il n'y a qu'à tuer les microbes.
10:34 Et quels sont les risques ?
10:36 Alors,
10:36 l'Avancomici,
10:37 l'Institut,
10:38 a été étudié
10:38 en Amérique du Nord,
10:39 avec des résultats
10:41 qui ont dit
10:41 oui, c'est merveilleux,
10:42 d'ailleurs,
10:42 on est parti de là,
10:42 et puis en fait,
10:43 non,
10:43 ce n'est pas vraiment merveilleux,
10:44 il n'y a pas moins
10:45 d'infection superficielle
10:46 avec la vancomycine in situ.
10:48 Certains se sont dit
10:49 qu'il faut rechercher les germes,
10:50 puisqu'on les connaît,
10:51 cherchons-les,
10:52 en particulier dans le nez,
10:54 une équipe française
10:56 qui a fait cela,
10:57 et voir le chercher
10:58 sur la peau
10:59 et sur le nez,
10:59 bon,
11:00 avec des conclusions
11:01 qui sont peut-être en faveur,
11:03 mais pas forcément
11:04 complètement transposables
11:06 à tout le monde,
11:06 je pense.
11:07 Y a-t-il les facteurs de risque ?
11:09 Quasiment tous les travaux
11:10 n'en ont pas trouvé
11:11 de spécifique en masse,
11:12 on dit,
11:13 on regarde,
11:14 c'est que du rétrospectif,
11:15 on ne trouve pas grand-chose.
11:16 Sur les aspects techniques
11:19 qui ont été évoqués,
11:19 est-ce qu'il y a une différence
11:20 quand vous êtes,
11:21 par exemple,
11:21 vous savez qu'il y a eu
11:22 des implantations sous IRM
11:23 qui ont été réalisées,
11:24 par exemple à Los Angeles,
11:25 que je connais bien,
11:26 dans une salle dédiée pour ça,
11:27 ils ont regardé
11:28 s'il y avait plus d'infections
11:29 dans cette salle d'IRM
11:30 par rapport à une salle
11:31 d'opération normale,
11:32 bien non.
11:34 Est-ce que la saisonnalité intervient ?
11:36 On se dit tous,
11:36 il fait très chaud,
11:37 ça transpire,
11:38 tout ça.
11:39 Non,
11:39 il n'y a pas d'impact particulier
11:41 sur cela.
11:42 Par contre,
11:43 on retrouve certains risques
11:44 qui semblent accentués
11:45 si les gens ont un fort tabagisme
11:47 en préopératoire,
11:48 ceci dit,
11:49 une fois qu'on le sait,
11:50 on ne peut pas faire grand-chose.
11:52 S'il y a eu une infection préalable,
11:54 ça,
11:54 c'est sûr que quelqu'un
11:56 qui en a fait une un jour,
11:57 et là,
11:57 je vous parle,
11:58 sur le rachis,
11:59 c'est one shot.
12:00 Nous,
12:00 c'est des patients
12:00 qui peuvent être réimplantés
12:02 maintenant,
12:03 de plus en plus fréquemment,
12:04 deux ans,
12:04 trois ans,
12:05 pendant une longue période.
12:07 Donc,
12:07 la réimplantation,
12:08 s'il y a été effectué un jour,
12:09 ce n'est pas quelque chose
12:10 qui ne va plus jamais se passer.
12:11 Ce qui a été aussi mis en évidence,
12:15 c'est qu'une brève antibiothérapie
12:16 préalable
12:17 et un passage en réanimation
12:18 sont aussi des facteurs
12:19 qui semblent
12:20 un tout petit peu
12:21 en défaveur.
12:22 Ce n'est pas des niveaux
12:24 de certitude très élevés,
12:25 et aussi l'âge jeune
12:28 de certains patients.
12:29 Donc,
12:30 vous voyez,
12:31 pas beaucoup d'informations
12:32 assez disparates
12:33 sur ce que l'on peut faire.
12:35 Et la recherche,
12:36 on évoquera ça ensemble.
12:37 Est-ce qu'il faut chercher
12:38 chez les herbes
12:38 et les éradiquer auparavant ?
12:40 Je ne suis pas totalement convaincu.
12:42 Alors,
12:43 pour notre matériel,
12:44 et on va rapidement aller dessus,
12:46 le premier principe,
12:48 c'était jusqu'alors,
12:49 en tout cas,
12:49 je pense qu'il faut prendre en compte
12:50 cette notion de très précoce,
12:52 moins d'un mois.
12:53 C'est sûrement quelque chose
12:54 qu'il faut qu'on évoque.
12:55 Ensuite,
12:56 il faut l'enlever,
12:57 c'est sûr.
12:58 Faire du parage,
12:58 ça veut dire enlever
12:59 tous les tissus
13:00 qui sont infiltrés,
13:01 nécrotiques,
13:02 il y en a beaucoup parfois.
13:04 Les électrodes,
13:06 je vous le mets
13:06 en point d'interrogation,
13:07 ça ne m'est jamais arrivé.
13:09 Je ne sais pas
13:09 si les collègues
13:10 ont eu des méningites.
13:11 Ça a été publié,
13:12 mais c'est très,
13:13 très, très, très rare.
13:14 le plus important,
13:16 c'est les boîtiers
13:17 et les extensions.
13:18 Alors,
13:20 la mise à plat,
13:21 déroutage,
13:21 c'est donc possible,
13:22 ça c'est sûr.
13:23 Si l'infection est très précoce,
13:25 ça a très bien marché.
13:26 La question qui est un peu
13:29 particulière
13:29 quand on parle
13:30 de stimulation
13:30 acérale profonde,
13:31 c'est quand on enlève
13:31 du matériel,
13:32 on enlève un traitement
13:33 puissant
13:34 et on modifie
13:36 considérablement
13:37 la fonctionnalité
13:39 des patients.
13:39 Ce matin,
13:39 on parlait
13:40 d'instabilité du rachis,
13:41 là c'est parfois
13:41 des patients
13:42 qui sont complètement
13:44 dépendants
13:45 d'un matériel
13:45 de stimulation.
13:46 Ce n'est pas très fréquent,
13:47 mais ça arrive.
13:47 Donc quand on enlève
13:49 tout le matériel
13:49 temporairement,
13:50 je commence à me dire
13:52 qu'il faudra peut-être
13:53 qu'on revoie
13:53 une des stimulations
13:54 externes temporaires
13:55 éventuellement
13:55 pour éviter
13:56 des troubles neurologiques
13:58 parfois d'une très grande
14:00 sévérité
14:01 qui peuvent accompagner
14:02 cette ablation de matériel.
14:03 Ce n'est pas
14:04 une petite nuance.
14:06 est-ce qu'il est possible
14:07 de laver le matériel
14:08 et de le repositionner
14:09 dans cette phase
14:10 très courte,
14:11 une semaine ?
14:11 Je pense qu'il faut
14:12 qu'on y réfléchisse
14:13 en tout cas ensemble,
14:15 mais pour le moment,
14:16 non.
14:16 Est-ce que c'est proposable
14:19 aux patients
14:19 de dire
14:20 écoutez,
14:20 on va essayer
14:21 et puis on verra bien
14:22 ce que ça va donner ?
14:24 Je vous soumets.
14:24 En tout cas,
14:25 ce sont plutôt des questions
14:26 que des certitudes.
14:27 Voilà,
14:28 j'ai été le plus rapide possible.
14:30 Je vous remercie
14:31 pour votre attention.